RENCONTRE
|
| Virginia Rodrigues |
|
|
NOTRE SELECTION
 |
| Electronica brésilienne |
|
 |
|
 |
 |
Musique > Caraïbes
[ A]
- [ B]
- [ C]
- [ D]
- [ E]
- [ F]
- [ G]
- [ H]
- [ I]
- [ J]
- [ K]
- [ L]
- [ M]
[ N]
- [ O]
- [ P]
- [ Q]
- [ R]
- [ S]
- [ T]
- [ U]
- [ V]
- [ W]
- [ X]
- [ Y]
- [ Z]
M
Mahogany
Saveurs Créoles
(Hibiscus Records)
C'est la bonne surprise en ce premier semestre 2004 de la musique
martiniquaise, nappée de violons classiques, cuivres jazzy et
tempo syncopé. Le groupe Mahogany a été créé en 2000 par Manuel
Césaire, fils du célèbre Mano, compositeur et premier violoniste
du patrimonial Malavoi. On retrouve ici les fastes d'une tradition
qui avait fait de Saint-Pierre, en Martinique, la capitale culturelle
des Caraïbes. Ce big band revisite le patrimoine avec soin et
originalité, jouant des biguines fiévreuses, polkas vibrantes
et mazurkas alertes, mêlant la langueur latine et les harmonies
savantes aux airs malicieux de la musique des manèges en bois.
Luigi Elongui
Winston McAnuff
What A Man A Deal With
(Makasound)
Lancé une première fois en 1980 sur le marché américain et illégalement
en France en 1995, cet album de " Electric Dread " McAnuff est
aujourd'hui édité de manière officielle. Les sempiternelles
magouilles, qui pourrissent la production reggae, n'ont heureusement
pas eu raison de ce chef d'oeuvre. Produit par les frères Lewis
d'Inner Circle et enregistré au studio Channel, What A Man A
Deal With est sans conteste l'album le plus puissant de cet
auteur compositeur, hit maker à ses heures (on lui doit notamment
le titre Malcom X, composé pour son ami Earl Sixteen. On déguste
à petites gorgées ces sept morceaux écrits par McAnuff (à l'exception
de Unchained signé par Bob Andy) et agrémentés de leur version
dub. Le morceau What Man Saw ouvre efficacement l'album, suivi
du percutant What A Man A Deal With sur lequel Electric Dread
condamne fermement ceux qui n'ont de rastafarien que l'apparence.
Batterie implacable, basse de velours, la rythmique de ce disque
frôle la perfection et porte la voix tour à tour suppliante
et acerbe de McAnuff. Le clavier est judicieusement dosé, évitant
ainsi une surdose de son digital. On salue aux percussions la
dextérité du grand Skully Simms. Quant aux dubs, ils restent
fumeux et hypnotiques à souhait.
Jackie Mittoo & The Soul Brothers
Last Train To Skaville
(Soul Jazz Records/Discograph)
L'organiste Jackie Mittoo est un pilier de l'histoire du reggae.
En 1963, il participe à la création des Skatalites,
groupe fétiche de Studio One. Mittoo est alors directeur
artistique de l'établissement qui enregistre déjà
des tubes à la pelle. Le musicien n'a pas quinze ans.
La formation est dissoute après deux années d'activité.
Ses rescapés reprendront la route trente ans plus tard
sous le même nom mais sans Jackie Mittoo, emporté
par le cancer en 1990. Last Train To Skaville raconte
l'histoire d'une charnière musicale, celle du passage
du ska au rocksteady et son rythme plus lent. Les 16 pistes
de l'album ont été enregistrées entre 1965
et 1967 avec les éphémères Soul Brothers
avec qui officiaient plusieurs transfuges des Skatalites. Pour
la plupart, il s'agit de titres instrumentaux. Vieux ska débridés,
soul inspirée, cuivres latinos : encadrés par
une rigoureuse section rythmique, les claviers de Jackie Mittoo
tissent au fil du disque d'élégantes harmonies
à la sonorité chaleureuse. A défaut d'une
énième compilation lounge, autant choisir Last
Train To Skaville pour attendre tranquillement le Père
Noël.
|
|
 |
| MUSIQUES |
|
 |
|
|
 |