Musique
> Asie
[ A]
- [ B]
- [ C]
- [ D]
- [ E]
- [ F]
- [ G]
- [ H]
- [ I]
- [ J]
- [ K]
- [ L]
- [ M]
[ N]
- [ O]
- [ P]
- [ Q]
- [ R]
- [ S]
- [ T]
- [ U]
- [ V]
- [ W]
- [ X]
- [ Y]
- [ Z]
K
Kazakhstan
Le Kobyz
(Inédit/Naïve)
Lié au rituel chamanique, doué de pouvoirs surnaturels, capable,
dit-on, d'éloigner les mauvais esprits, la maladie et la mort,
le kobyz, viole à deux cordes en crin de cheval, frottées avec
un archet, peut être utilisé en accompagnement du chant ou comme
instrument soliste. Essentiellement composé de pièces instrumentales
(kuï), cet album de la musique kazakh présente deux interprètes
virtuoses d'une expressivité musicale remarquable. Considéré
comme le dernier grand maître du kobyz, Smagul Umbetbaev (né
en 1949), originaire du Kazakhstan central, fait partie de ceux
qui ont permis à l'identité kazakhe de ne pas perdre le fil
de sa mémoire et, malgré la politique culturelle soviétique
qui avait interdit la pratique chamanique, à l'art du kobyz
de survivre. Un art populaire de-puis quelques années revitalisé
par de jeu-nes musiciens, notamment Saian Aqmolda, qui accompagne
ici Smagul Umbetbaev. Avant de se consacrer au kobyz, Aqmolda
a commencé son apprentissage musical sur le luth dombra, autre
instrument soliste au centre de la musique traditionnelle du
Kazakhstan central et oriental. Si cette série d'enregistrements
effectués à Almaty en 2003 suscite l'envie d'en savoir et écouter
davantage sur ces régions de steppes, de chevaux et de vent
galopant que sont le Kazakhstan, on se réfèrera utilement au
livre disque paru aux Editions du Layeur en 2002, Le Chant des
steppes, musiques et chants du Kazakhstan, co-écrit et réalisé
par Xavier Hallez (spécialiste de l'histoire de l'Asie centrale),
Saïra et Abdulkhamid Raïymbergenov (respectivement musicologue
et dombriste).
Patrick Labesse
Kazufumi Miyazawa
Deeper Than Oceans
(Stern's/Nigh&Day)
Décidément, les Japonais sont les musiciens les
plus brésiliens du monde... après les Brésiliens.
A l'instar des pianistes Ryuichi Sakamoto et Juan Miyake, le
chanteur et guitariste Kazumufi Miyazawa enregistre avec une
pléiade de musiciens brésiliens, sous les conseils
pertinents du producteur Arto Lindsay : de Vinicius Cantuaria
à Moreno Veloso, en passant par Davi Moraes et Juninho
Costa. Pour ce cinquième album - le quatrièeme
sous influence de samba, maracatu, bossa nova et batucada -,
Miyazawa costruit un répertoire qui laisse sentir aussi
son goût du funk, son penchant pour le hip hop et, plus
important, pour la musique traditionnelle d'Okinawa. Ce melting-pot
se traduit en une musique énergique et dansante, à
la fois joyeuse et bien ficelée, jouée par d'excellents
musiciens, dont les proches de Lindsay, Peter Scherer, Melvin
Gibbs, Michael Leonhart et Skoota Warner, et un groupe japonais
particulièrement sensible au son brésilien où
l'on retrouve le bassiste Hitoshi Watanabe, le pianiste Masaki
Tsurugi et quatre percussionnistes à faire pâlir
les Blacks de Bahia. Globe-trotter du son, Miyazawa a enregistré
à Salvador, Rio, São Paulo, New York, Okinawa
et Tokyo. Deeper Than Oceans réunit quinze titres,
dont cinq remix réalisés par la suite à
Londres, Munich, Los Angeles, Rio et Tokyo (de bonne qualité,
mais qui pourraient faire partie d'un travail discographique)
et un Tango for Guevara and Evita, enregistré
de passage à Buenos Aires et remixé à Tokyo.
Bon voyage sur Miyazawa Soundline.
|
|
 |
| MUSIQUES |
|
 |
|