Musique > Asie
[ A]
- [ B]
- [ C]
- [ D]
- [ E]
- [ F]
- [ G]
- [ H]
- [ I]
- [ J]
- [ K]
- [ L]
- [ M]
[ N]
- [ O]
- [ P]
- [ Q]
- [ R]
- [ S]
- [ T]
- [ U]
- [ V]
- [ W]
- [ X]
- [ Y]
- [ Z]
A
Anjali
The World Of Lady A.
(Wiija/Beggar)
Descendante d'une famille royale du Rajasthan, Anjali Bhatia
est devenue la princesse de la scène électronique
asiatique. A l'instar de Nitin Sawhney, elle concilie sonorités
électroniques et instruments indiens avec une élégance
sans faille, non teinté d'un zeste de kitsch, à
l'image de cette pochette rose bonbon. Comme une diva de Bollywood,
elle a su donner à cette scène ses lettres de
noblesse, avec des compositions qui doivent autant à
la musique traditionnelle qu'à la fusion des genres propres
à la scène asiatique londonienne. Après
deux albums solo inégaux, elle réunit enfin ici
des musiciens impeccables, en lieu et place des samples, parfois
exagérés, de ses opus précédents.
Alternant ballades délicieuses (Rainy Day) et
morceaux plus enlevés (Misty Canyon) qui ne sont
pas sans rappeler les bandes originales de films indiens sixties,
The World Of Lady A. est un album étonnant. Cuivres
et cordes donnent du relief à cet ensemble affriolant,
même si on aurait aimé écouter Anjali moins
entourée, car sa voix sucrée à souhait
en vaut vraiment le détour.
Aruna Narayan
Râga Gujari Todi
(Zig Zag Territoires/Harmonia Mundi)
Le sarangi, instrument traditionnel indien d'origine afghane,
à cordes et archets, fut longtemps consacré à
l'accompagnement du chant et de la danse, puis supplanté
dans cette fonction par l'harmonium (d'origine européenne).
Il a été élevé au rang d'instrument
soliste classique par le remarquable Pandit Ram Narayan. Ici,
c'est sa fille Aruna, qui interprète au sarangi des compositions
personnelles, suivant le modèle de trois râgas
du répertoire classique hindoustani. En ouverture, le
Râga Gujari Todi, râge hexatonique du matin. Montant
en intensité, il passe d'une phase lente au cycle rythmique
de seize temps à une autre plus rapide mais sans perdre
son caractère solennel. Ensuite, le Râga Barwa,
qui appartient à la famille des kafi, genres moins sérieux,
où l'alaap (intro) est plus court et plus ornementé.
Avec des légères variations de tempo (à
prédominance lente), il se déroule dans une atmosphère
de douceur mélancolique. La séance se conclut
avec le Râga Bhairavi, de la plus ancienne tradition,
qui, dans sa forme la plus libre, utilise toutes les notes de
la gamme. Ici, l'ornementation polytonale est plus riche, le
climat plus expressif et émotionnel. Une interprétation
remarquable d'Aruna Narayan, ponctuée par des échanges
justes et brillants avec Dilshad Ahmad Khan (tabla). "
Mon approche musicale, précise Aruna, est celle
d'une errance émotionnelle, et ma source d'inspiration
est le Bhairavi de mon père. "
|
|
 |
| MUSIQUES |
|
 |
|