pixel
  pixel
WORLD > MUSIQUE pixel
   LE MAGAZINE
  Place Publique
Figure Off
Figure In
Brèves
Rencontre
Patrimoine
Carrefour
Gout

   CULTURE
  Livres
Cinéma
DVD

   EVENEMENTS
  Rencontre
Concerts
Expo

   PROFESSIONNELS
  Annonceurs
Nous contacter
Mentions légales

 
RENCONTRE
Virginia Rodrigues

NOTRE SELECTION
Electronica brésilienne
pixel pixel
Musique > Afrique

[A] - [B] - [C] - [D] - [E] - [F] - [G] - [H] - [I] - [J] - [K] - [L] - [M]
[N] - [O] - [P] - [Q] - [R] - [S] - [T] - [U] - [V] - [W] - [X] - [Y] - [Z]




C


Cordas do Sol
Terra de Sodade
(Lusafrica/HarmoniaMundi)

Longtemps les gens de Santo Antão ont été considérés comme les Belges (pardons à nos amis outre-quiévrains) du Cap-Vert, surtout quand ils sont immigrés à São Vicente, l'île séparée de la leur par un chenal de trois-quarts d'heure de ferry. Ils sont plaisantés pour leur accent et leur confondante ingénuité. " Puisque les autres se moquent de nous, on n'a que le faire nous mêmes ",a décidé Arlindo Evora avec son groupe. Les Cordas do Sol ont emporté un rare succès dès leur premier enregistrement Linga d'Stentonton en 2000, suivi d'une autre réussite locale et parmi la diaspora, Marijoana en 2004, qui glorifie le courage et la persévérance de la femme capverdienne qui élève souvent seule sa nombreuse progéniture. Terra de Sodade reprend le meilleur des précédents albums dans des versions remixées. Ce sont des ritournelles souvent enlevées, entraînantes, parfois des ballades languissantes. Une musique inspirée par le sanjon, un rythme traditionnel essaimé, dit-on, par des naufragés français échoués quelques siècles plus tôt sur Santo Antão. Cela donne un savoureux métissage de rythmes dansants, des mazurkas, des valses brunes et émeraudes comme l'île montagneuse, aride vers l'Afrique, verdoyante face aux embruns du Nord. L'autodérision des Cordas do Sol est une leçon de sagesse salutaire. Bouziane Daoudi


Collectif
Keltiafrica
(Bateau Bleu/Coop Breizh)

Dès les premières mesures de cette noce hybride, l'évidence est là : les mélodies celtes s'accordent pleinement avec les rythmes d'Afrique. Le ronde rassemble plusieurs virtuoses des deux mondes, dont Papa Wemba, Gilles Servat, Doudou N'Diaye Rose, le Bagad de Kemperlé, Djeli Moussa Diawara. Cette fraternité mulâtre de cornemuse, vielle à roue, bodhran, djembé, kora, sabar, invite souvent un vertigineux didgeridoo. C'est le rêve un peu fou du poly-instrumentiste havrais Didier Guyot qui s'est ainsi réalisé. Fondateur du groupe D'Yo, Guyot est convaincu que " tout peut se rencontrer ". C'est l'idée qu'il propose à ses invités en leur laissant le choix de s'intégrer à son projet comme ils le souhaitent pour mieux se l'approprier quand ils veulent adapter un chant, arranger un rythme. C'est l'originalité de cet album, qui évoque de précédentes unions afro-celtes, et invente de nouvelles façons de se réunir quand la cadence d'un territoire mène le rythme, les autres instruments favorisent sa liberté, sa fougue en lui faisant une sorte de haie d'honneur vibrante. Bouziane Daoudi


Charlesia
La voix des Chagos
(Lusafrica/HarmoniaMundi)

Qui connaît les Chagos aujourd'hui ? Archipel oublié quelque part entre les Mascareignes et les Maldives, ces poussières d'îles de l'Océan indien furent entourloupées par l'histoire, victime d'une négociation entre Britanniques et Américains afin d'y établir une base militaire. Selon eux, il ne restait que quelques travailleurs saisonniers immigrés " à évacuer " : quelque 2 000 personnes ont été expropriées en 1967 et déportées à Maurice. Elles ne cessent jusqu'à aujourd'hui de revendiquer leur droit et leur identité. On comprend l'acharnement d'une poignée de collecteurs à faire entendre la voix de Charlesia Alexis. Une sexagénaire à la santé fragile, qui après avoir fait de la taule et s'être battue toute sa vie, se retrouve pêchant devant sa modeste case de l'île Maurice, en rêvant d'un retour improbable. Ces ségas chagossiens, chants incandescents et circulaires, drainent des histoires de bals, d'amour et de capitaines de bateau, venues d'un pays où " l'on vivait comme des oiseaux dans le ciel ". Le son et le livret sont impeccables : un très beau document. E. H.


Culture musical Club
Waridi
(Virgin)

Le Culture musical Club est un orchestre typique de Taarab swahili : un club qui joue de la musique mais qui répond surtout à une fonction sociale, celle de souder une communauté. Ivres de cardamone et de clous de girofle portés par l'Océan Indien, de saveurs venues d'Orient, d'Europe et d'Afrique, les sons fabriqués par cette tradition d'orchestre est unique. Deux accordéons, des cordes, des percussions sont au service de sirupeuses adresses amoureuses, dignes des films "loukoum et eau de roses". Mais le charme (fou) de cet album se situe dans la structure musicale : l'ensemble (une institution fondée en 1958) réunit des musiciens exceptionnels, menés sous la houlette d'Ali Hassan (luth, violon) et de l'accordéoniste Taimur Rukum. Les voix d'immenses stars locales (Makame Faki, Maulidi Mohammed et Rukia Ramadani), invitées pour l'occasion, sont autant de cerises sur le gâteau.


Compilation
Afrique, c'est chic
(Slip'n'Slide/Universal)

Si la house music plonge au départ ses racines dans le disco, dont elle est le prolongement, elle ne tarde pas à puiser son énergie, notamment rythmique, en Afrique. Dès la moitié des années 90, l'afro-house s'enrichit de grosses pointures et devient un véritable et très solide courant. Les origines afro-américaines de nombreux producteurs de house de Chicago ou de New York y sont évidemment pour beaucoup. En regroupant des morceaux du duo Blaze, de Dennis Ferrer et Kerri " Kaos " Chandler, le label Slip'n'Slide présente les principales figures de l'afro-house, omettant cependant curieusement l'incontournable Joe Claussel. Bongo Mahin, Djaimin & The Oule Oule Family, Spy From Cairo et T-Kolai jouent ici les seconds couteaux, mais avec talent. Dominé par les titres vocaux et dancefloor, Afrique c'est chic présente aussi bien le Viel Ou La du Français Bob Sinclar dont le label Yellow a obtenu un succès planétaire avec la série Africanism. Le poids lourd de cette série, DJ Grégory n'aurait pas dépareillé au menu de ce recueil, tout comme Frédéric Galliano et ses African divas.


Compilation
Tulear Never Sleeps
(Stern's/Earthworks)

Le fin musicien malgache connu sous nos latitudes, D'Gary, a aidé son compatriote Jean-Paul Razafintsalam à rassembler les éléments précieux de cet album rarissime. Une compilation qui témoigne de la vitalité ardente d'une musique jouée dans le Sud-Ouest de Madagascar, le tsapiky (prononcez tsapik), que D'Gary fait connaître ici dans une formule plus élaborée. Ce sont des chants plaintifs d'homme à la voix rouillée, de femmes criardes, menés par des guitares de bric et de broc, le plus souvent une caisse droite surmontée d'un manche à fils, le marovany. Les artisans de ce rock sauvage s'appellent Jean-Noël Gaston, l'un des guitaristes les plus doués de sa génération, ou Tsy-an-jaza, le groupe dont l'étonnant duo vocal fminin chante un tsapiky urgent. La formation de Jeff Nhoré ne joue qu'avec des instruments accoustiques dont l'énergie n'a rien à envier à ceux qui sont branchés sur le secteur. Claude Teta, jeune frère de Tsitahaky (l'un des inventeurs du pop tsapiky) est l'une des plus belles promesses du genre aussi dynamique que le salegy, le plus connu des rythmes malgache, né sur les hauts plateaux. Le tsapiky de la province de Tulear, joué dans des bubettes mal éclairées de la brousse, dans les bouges crasseux du port de la région, est à l'origine une musique de transe, un mysticisme à réveiller les morts. La cérémonie spirituelle qu'il anime traditionnellement s'appelle tromba. Ici, c'est une frénésie menée tambour battant ou plutôt frénétiquement par des guitares déliées qu peuvent sonner comme le plus inspiré des pickings des berges ou jouer comme ces guitares tournoyantes captées par les radios émettant sur la côte orientale de l'Afrique. Il s'agit bien sûr des guitares jouées en boucles depuis Kinshasa ou Brazzaville. Cette musique qui possède tout le corps de l'Afrique noire depuis un demi-siècle.


Compilation
Le Festival au Désert
(Créon/EMI)

Quel menu ! L'obsédante tournerie Takamba du Super Onze de Gao, au rythme du pas de chameau... Les chants ensorceleurs de Tartit, Lo'Jo, Oumou Sangaré, Igbayen. Les guitares magiques d'Ali Karka Touré, Afel Boucoum, Robert Plant, Babah Salah, Blackfire, et surtout Tinariwen, modèle du nouveau style de guitare tamashek, atmosphérique et sensuel. En attendant la quatrième édition du festival au Désert, qui se tiendra dans la région de Tombouctou en janvier prochain (2004), voici un joli témoignage sonore de cette aventure unique en son genre, un festival " Musique et paix au désert " avec vingt titres et autant de groupes au générique. Créé par le collectif angevin Lo'Jo Triban et leurs copains de Efès, une association tamashek qui se bat pour le développement du Nord du Mali, le Festival au Désert est un symbole crucial de vie et d'avenir dans cet immense morceau de Sahara. Le livret du disque détaille les enjeux de ce rassemblement parrainé par le ministère de la Culture malien. On aurait bien voulu en savoir un peu plus sur chacun des groupes cités. Mais de ce côté, la séduction, la puissance et l'évidence des mélopées, enregistrées directement dans le désert, emportent tout. L'invitation au voyage fait l'affaire.


pixel
      
 
pixel
MUSIQUES
pixel
   Afrique
   Caraïbes
   Asie
   Orient
   Amériques
   Europe
DESTINATIONS
AFRIQUE
AMERIQUES
ASIE / OCEANIE
EUROPE





© 2004 WORLD Musiques Destinations