QUE CENT
TOURS FLEURISSENT
A quelques pas de la Cité
interdite, les ruelles du vieux Pékin disparaissent pour
laisser pousser les buildings futuristes de la révolution
urbaine
Enfermé dans une cage grande comme une boîte d'allumette,
le grillon de la famille Xu prévient le voisinage d'un
chant aigu, de l'arrivée de visiteurs. Impossible de
ne pas l'entendre, la promiscuité est intense dans les
siheyuan (cours carrées), maisons traditionnelles du
vieux Pékin. Là, six familles vivent quasiment
ensemble, chacune dans deux ou trois pièces organisées
autour d'une cour commune. Les habitants des siheyuan sont les
derniers résistants de la grande mutation que vit la
capitale chinoise. A cinq ans des Jeux Olympiques, Pékin
est en métamorphose. Les basses maisons traditionnelles
cèdent la place à des tours et des barres désinées
par des architectes aux noms étrangers. Non sans déclencher
la colère d'une partie de la population qui voit disparaître
avec tristesse les derniers hutongs, ces ruelles traditionnelles
de la ville. Il en reste encore quelques-unes, devenues des
musées pour touristes...
Pour voir les premières formes du Pékin de demain,
rendez-vous sur l'avenue Chang'an, les " Champs-Elysées
" pékinois, aux pieds de ces nouvelles tours en
verre qui poussent aussi dans le quartier d'affaires de Xizhimen,
à l'ouest. Il faut également voir Zhanguancun,
la " Silicon Valley chinoise ", dans lequel siègent,
au milieu de buildings aux allures futuristes, quelques brillantes
universités. Sous terre, c'est la même effervescence.
Le Pékin souterrain se réveille, avec la construction
de nouvelles lignes de métro. Mais le plus étonnant
est à venir. Deux énormes projets cristallisent
cette métamorphose. Le nouvel Opéra, et son immense
dôme en titane, dessiné par l'architecte français
Paul Andreu, verra le jour entre le Pékin impérial
(la Cité interdite est à deux pas) et le Pékin
de Mao (face au siège du parti communiste). Déjà
en construction, l'inauguration est prévue en 2005. Il
faudra des yeux encore plus grand pour admirer le futur siège
de la télévision nationale chinoise (CCTV) construit
par Rem Koolhas. Cette arche destructurée règnera
sur les 300 tours du nouveau Central Business District.
Rave sur la Grande Muraille
La vie suit la ville dans sa métamorphose. Ou bien est-ce
l'inverse ? On raconte que les premières raves à
Pékin commencèrent en 1985. Depuis, la musique
électronique n'a eu de cesse de grandir en République
Populaire de Chine. DJ fait partie du vocabulaire de la jeunesse
et Internet a pris une place considérable, au point que
les autorités peinent à contrôler le développement
de cet outil de communication libre et incroyablement dynamique,
à l'inverse de la presse écrite, très contrôlée.
La Grande Muraille n'est pas seulement une merveille du monde,
c'est aussi une piste de danse renommée qui accueille
une immense rave une fois par an. La rue Sanlitun Lu, près
des ambassades, s'est emparée de la vie nocturne. Le
carrefour des bars fait valser les rythmes. Lounge, électro,
jazz, techno, etc. Dans la ville chinoise, on peut même
danser le zouk et la salsa ! C'est dans l'une des buvettes du
quartier que l'on vous servira un " Sars cocktail ",
du nom de la grippe asisatique. Pékin change, mais n'a
pas perdu son humour.
Alice D'ORGEVAL
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pratique |
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Vols
Compter à partir de 900 € HT l'aller-retour entre
Paris et Pékin, avec escale. Consulter les sites suivants
: www.directours.fr, www.govoyages.fr, www.promovacances.fr
Pour des vols directs, contacter Air China, tél : 01.42.66.16.58
Séjours
Pour un séjour d'une semaine à Pékin, compter
environ 850 € par personne le forfait incluant les vols
directs. 6 nuits en hôtel de centre ville, les petits-déjeuners,
les transferts, chez Maison de la Chine (Tél : 01.40.51.95.00).
Egalement CITS (Tél : 01.42.86.88.66),
Asia (Tél : 01.44.41.50.10),
Voyageurs en Chine (Tél : 01.42.86.16.00). |
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