RENCONTRE
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| Virginia Rodrigues |
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NOTRE SELECTION
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| Electronica brésilienne |
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EDITO
Et voilà que ça revient sur le tapis (des médias). Satané peer
to peer - P2P pour ceux qui s'y connaissent en dialecte SMS.
Nous venons d'assister presque simultanément à la publication
par le Nouvel Observateur d'une pétition signée par beaucoup
d'artistes pour défendre le téléchargement gratuit face à une
campagne publicitaire d'envergure nationale lancée par des organismes
de la filière musicale, où d'autres artistes prônent le téléchargement
payant. Ce face à face ferait croire que les artistes pro-gratuité
sont tous masos (comment vivraient-il s'il n'y a plus de droits
d'auteur ?) et que ceux pro-légalité tous cons (comment ne comprennent-ils
pas que leur combat contre la technologie est déjà perdu ?).
Le débat est enfin lancé au grand jour et montre implicitement
qu'il ne s'agit pas seulement d'une controverse technique et
juridique. Tout le monde perçoit que le P2P, qui décime pour
l'instant essentiellement l'industrie du disque, annonce une
grande révolution culturelle. Personne ne peut prétendre sérieusement
ce que cela sera, ni combien de temps cela prendra. Ni qui dans
" l'industrie culturelle " s'en sortira. Curieusement, plus
le débat s'élargit sur la gratuité ou non de la musique moins
les réponses sont convaincantes alors qu'elles semblaient évidentes
hier pour les uns et les autres. On nous dit que jamais il n'y
a eu autant de musique partout. Et pourtant le disque se vend
mal. Bref, quelque chose ne va pas dans l'énoncé du problème.
La pétition du Nouvel Obs a au moins un mérite, celui de relever
au large public que les trois quarts des musiciens vivent surtout
de leurs concerts et très peu de leurs enregistrements. Dans
l'ensemble le spectacle vivant se porte mieux que le disque.
On serait tenté de croire que l'argent " économisé " avec le
P2P irait dans les concerts. Peut-être que le spectacle vivant
devrait remercier la télé et les grandes radios qui, à coups
de formatage forcené, de diffusion de musique unique (comme
la pensée du même nom) de play lists draconiennes et plus ou
moins monnayées, poussent les gens à aller voir et écouter ailleurs.
A suivre.
Bouziane DAOUDI
Prochain numéro le 27 avril 2005
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TANGO
HOME
Après une longue vie parisienne,
la chanteuse argentine Silvana Deluigi célèbre
avec son nouvel album son retour au pays qu'elle découvre
avec des yeux différents.
Elle est partie de Buenos Aires vers Paris en 1985, à la fin
de la dictature militaire la plus sanglante d'Amérique, et y
est retournée dix-huit ans plus tard pour y rester. C'était
en pleine crise économique, quand des milliers d'Argentins volés
par l'Etat liquidaient leurs biens pour partir à l'étranger
ou simplement pour pouvoir manger le lendemain. Il règnait un
climat délétère quand Silvana décida de changer de décors ;
du Montparnasse à l'avenue Corrientes, "notamment, parce
que malgré la misère, les Argentins sont des gauchos ",
dit-elle ; bref une attitude qui se raréfie par les temps qui
courent..
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L'EMOTION
MADREDEUS
Le groupe portugais présente
son nouvel album troublant et apaisant à Belgrade encore
meutrie.
L'aéroport est posé sur la neige plantée de sapins. On traverse
une ville en noir et blanc. Sur les façades des immeubles bombardés
par l'Otan semblent passer furtivement des images d'autres temps,
des séquences de films venus de derrière le rideau de fer. Le
concert a lieu dans un immense bâtiment oblong, à la fois centre
commercial, culturel et d'affaires...
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| DERNIERES SORTIES |
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Seikin Tomiyama Chanteur et virtuose des instruments à cordes traditionnels, Seikin, accompagné du flûtiste Shinzan Yamamoto,
vient interpréter un précieux répertoire
de musique de chambre pour shamishen, l'exigeant...
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| E.S.C.A.L.E. |
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